On voit de plus en plus d’artisans proposer une installation électrique biotique ou biocompatible. Savez-vous de quoi il s’agit ?

Biocompatible ou biotique sont deux adjectifs que l’on voit de plus en plus souvent accolés au mot électricité. Que désigne-t-il ? Sont-ils les miroirs d’une nouvelle lubie ou d’une nécessité ?

 

L’installation biotique ou électricité biocompatible

Avez-vous lu notre précédent article sur L’électricité et  les champs qui s’en dégagent ? Le principe de l’électricité biotique ou biocompatible est donc simple : supprimer les champs électriques, magnétiques ou électromagnétiques parcourant votre installation. Ceci se fait notamment via l’utilisation de fils et de câbles électriques “blindés”. C’est-à-dire que les fils sont entourés d’une pellicule d’aluminium reliée à un drain de blindage. Ce dernier sera ensuite relié à la terre.

Le bioélectricien installera également des boîtes d’encastrement (luminaires, prises, interrupteurs) « faradisées ». Ces boîtes sont recouvertes d’une peinture métallique, elle-même reliée à la terre. On recommande aussi de faire relier le tableau électrique à la terre.

Quand on voit la « toile d’araignée » que représente une installation électrique, c’est la solution idéale pour se débarrasser des champs. Même si cela nécessite de refaire tout le câblage de la maison. Cela représente évidemment un certain coût quant à l’achat du matériel. Si vous n’avez pas d’aptitudes en électricité, mieux vaut faire appel à un professionnel. Non seulement pour des raisons de sécurité, mais également pour une réalisation efficace du « blindage » de votre installation. Comprenez que vous n’obtiendrez aucune diminution du champ électrique ou électromagnétique en utilisant des câbles blindés, si ceux-ci ne sont pas correctement reliés à la terre. On considère qu’une installation biotique nécessite plus d’heures de travail qu’une installation classique.

Cela peut être plus difficile à mettre en œuvre dans une maison déjà existante. Si les gaines sont inexistantes ou d’un diamètre trop fin, il sera difficile (pour ne pas dire impossible) de faire passer les câbles blindés à l’intérieur. Dans ce cas, l’électricien devra pratiquer des tranchées sur vos murs, vos plafonds…

Et quitte à faire ou refaire une installation électrique blindée, pensez également à faire passer en même temps un câble internet pour bénéficier d’une installation ethernet.

 

Installation biocompatible : utilité dans le cas de maisons en bois

Il est déconseillé de cacher des câbles électriques derrière des plinthes, de placer des appareils électriques sur du mobilier en bois, de laisser des rallonges sur des planchers en bois, etc… En effet, la structure fibreuse du bois amplifie et propage les rayonnements électriques. De plus, un certain taux d’humidité résiduelle demeure dans le bois. C’est pour cette raison qu’il est recommandé de porter une attention particulière lors du câblage électrique de structures en bois.

Savez-vous que… ? L’aggloméré et l’OSB diffusent peu le champ électrique. Par contre, on veille sur sa composition en choisissant ceux fabriqués à partir de colle naturelle ou de résine.

 

Le coût d’une installation bioélectrique

Il faut savoir qu’une installation électrique blindée est environ 25% plus chère qu’une installation électrique ordinaire. Afin d’être correctement effectuée, veillez à faire réaliser votre installation bioélectrique par un professionnel de l’électricité biocompatible, plus couramment appelé bioélectricien. Vous pourrez sans difficulté trouver des professionnels qualifiés, quelle que soit votre région.

Pourquoi une telle différence de prix entre une installation électrique classique ou biocompatible ? Premier élément de réponse, les matériaux. Vous payez l’énergie et les éléments nécessaires à la fabrication de ces matériaux blindés en usine. Second point, le temps passé par votre électricien sur le chantier. En effet, l’artisan aura besoin d’heures supplémentaires pour réaliser le blindage de votre tableau et des différentiels électriques, mais également la mise à la terre de toutes les boîtes, douilles, etc.

Si le coût d’une installation bioélectrique vous paraît prohibitif, deux solutions :

  • Vous pouvez faire installer des Interrupteurs Automatiques de Champs en attendant. Ceux-ci se branchent directement sur le tableau électrique. Attention : pour qu’un IAC fonctionne, aucun appareil ne doit être détecté comme allumé. Il ne faut donc brancher ni frigo ou congélateur, ni de bloc multiprise avec commande (ou alors penser à l’éteindre).
  • Vous pouvez demander à votre électricien de n’utiliser qu’un fil de phase blindé (celui qui émet le plus), et de procéder à la mise à la terre. Cela n’aura d’impact que sur le champ électrique.

 

Le matériel utilisé en électricité biotique ou biocompatible

Les gaines blindées

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Certaines gaines sont vendues sans fil. Dans ce cas, afin de diminuer également le champ magnétique, on veille à torsader le neutre et la phase (pas la terre) à raison de 15 torsions par mètre lorsqu’on passe les fils à l’intérieur. D’autres gaines sont vendues avec les fils neutre et phase déjà torsadés. Une belle idée de gain de temps pour une différence de prix équivalente à 60 € environ, sachant qu’il faudra en plus compter le coût des fils et le temps pour les torsader…

Attention : ne pas utiliser de lubrifiant dans la gaine.

 

Le câble blindé

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Aujourd’hui, on se tourne vers son petit frère, le câble Bio-Habitat ou 05VV-U BPA. Existant uniquement en section 1.5 mm² et 2.5 mm², vous devrez trouver une autre solution pour le 6 mm² (nécessaire au câblage du four,  de la cuisinière… selon la puissance). Les trois fils sont enveloppés dans un ruban à base d’aluminium et de polyester, lui-même en contact avec un drain de masse que l’on relie à la terre.

Assez rigide encore (même s’il l’est moins que le VMVB), vous devrez vous munir de lubrifiant pour le passer dans des gaines déjà posées et de faible diamètre. Pensez également à le dérouler sur une grande longueur et à lui redonner de la souplesse avant de le faire passer dans la gaine.

Par 100 mètres, on constate généralement un coût entre 1,30 et 1,8 €/ml pour le 3G1, et entre 2,10 et 2,85 €/ml pour le 3G2. (Les câbles existent aussi en section 5G1 et 5G2.) Les prix étant variables, n’hésitez pas à demander plusieurs devis.

 

Les fils blindés

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On constate généralement des prix aux alentours de 0,67 €/ml pour le 1.5 mm² et 0,99 €/ml pour le 2.5 mm².

 

L’interrupteur automatique de champs (ou IAC) ou biorupteur bipolaire

Les IAC ou biorupteurs coupent directement à votre tableau électrique la répartition du courant lorsque les appareils ne sont pas utilisés. Comme on l’a précédemment évoqué, le courant continue de circuler même dans les appareils éteints et de ce fait crée des champs électriques et électromagnétiques en continu. Grâce à l’IAC, le courant ne parvient plus jusqu’aux prises, points lumineux, etc… quand les appareils sont coupés.

On privilégie ce système dans les chambres à coucher, afin que l’organisme ne soit pas soumis à des perturbations lorsqu’il se repose. On le déconseille pour la cuisine (à cause du réfrigérateur et/ou congélateur) et les lieux de passage.

Le coût d’un IAC se situe généralement entre 70€ et 200€. Mais on choisit ceux autour de 150€-200€ en moyenne, qui sont bipolaires et coupent le courant sur une large bande.

 

Coffret électrique métallique et boîtes de dérivation

Pour commencer, on ne doit pas installer un coffret électrique dans une pièce de vie. On lui préfère une zone peu ou pas fréquentée par les habitants. On relie ensuite l’armature métallique à la terre, afin que le moins de champ électrique possible ne diffuse à partir du tableau. Certains bioélectriciens, afin de diminuer le coût de l’installation, achètent un coffret classique qu’ils blindent ensuite (avec de l’aluminium, de la peinture ferrite) avant de le relier à la terre.

 

Les boîtes

Que ce soit pour les points lumineux (centraux ou en applique), les prises ou les interrupteurs, on veille également à utiliser des boîtes blindées que l’on relie à la terre.

On constate une moyenne de 7,20 € la boîte étanche simple à sceller ou visser.

 

Enfin, en plus d’une installation en électricité biotique, quelques mesures de bons sens

Chez certaines personnes l’exposition aux champs électriques ou électromagnétiques entraîne des troubles divers sur l’organisme. Maux de tête, troubles du sommeil, fatigues, nervosité, irritabilité, hyperactivité, système immunitaire défaillant… Il existe déjà des solutions simples à mettre en œuvre.

  • Certains appareils domestiques émettent des champs électromagnétiques de façon excessives. On conseille donc de s’en tenir éloigné lorsque c’est possible : four à micro-ondes, plaque à induction, lampes halogènes, DECT, four électrique, grille-pain, etc…
  • Débrancher les appareils dont on ne se sert pas, à moins d’avoir des IAC (voir ci-dessus).
  • Éloigner les appareils électriques des lieux de repos, à commencer par la chambre. Par exemple, on conseille de ne pas se tenir à moins de 60 cm d’une lampe de chevet et/ou d’un radio réveil sur secteur. Et bien sûr on évite de faire passer des câbles derrière ou au-dessous du lit.
  • Plutôt qu’un réveil branché sur secteur, on revient au réveil à pile.

Bien évidemment, refaire une installation électrique en installation biotique est à considérer dans une démarche globale. Elle ne rime à rien si vous utilisez du wifi, portez toujours un téléphone portable sur vous, etc.

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