Aujourd’hui, l’isolation est un des postes à ne pas négliger lors de la construction ou de la rénovation d’un logement. Pour autant, existe-t-il des isolants performants sans danger pour l’environnement ?

 

Comment déterminer la performance d’un isolant ?

Lorsque vous hésitez entre deux isolants, vous devez vous référer à trois informations : la conductivité thermique, la résistance thermique, et enfin l’épaisseur du matériau.

  • La conductivité thermique (λ) est la quantité d’énergie transférée à un matériau durant une durée déterminée. Plus le λ est faible, plus le matériau est isolant. Un bon isolant thermique doit être inférieur à 0,060 W/mK.
  • La résistance thermique (R) est calculée via la conductivité thermique et l’épaisseur d’un isolant (R = épaisseur x λ). Plus R est élevé, meilleur est l’isolant.
  • L’épaisseur est le dernier paramètre à prendre en compte. A conductivité thermique (λ) équivalente, plus épais est l’isolant, plus performante sera l’isolation.

La performance de l’isolant n’est pas tout : il faut aussi veiller à limiter les ponts thermiques et assurer une continuité thermique (sans « fuites » ou déperdition énergétique entre des plaques d’isolant, par exemple).

 

Quelle performance choisir selon la partie à isoler ?

La première chose est de savoir si l’isolation concerne un logement déjà bâti ou en construction.

Pour répondre aux normes actuelles dans le bâti neuf, pour les parois opaques (à différencier des parois vitrées), le R doit être de : 4 m²K/W pour les murs et de 8 m²K/W pour la toiture (plafond de combles et rampants).

En rénovation, si vous faites appel à un artisan certifié RGE et que vous souhaitez être éligible au CITE (crédit d’impôt pour la transition énergétique), l’isolant choisi devra avoir un R :

  • En métropole :

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  • Dans les DOM :

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Savez-vous que… ? En plus du CITE, il existe une autre aide financière le CEE ou certificat d’économie d’énergie qui entre cette année dans sa quatrième et dernière phase.

 

L’avantage des isolants écologiques

Même si l’isolation écologique est plus chère à l’achat qu’une isolation classique, il faut avoir à l’esprit qu’un logement bien isolé consommera moins d’énergie pour le chauffer (ou le climatiser), soit une économie dans les finances quotidiennes, mais aussi pour la planète en mobilisant moins de ressources et en rejetant moins de CO2.

Opter pour un matériau respectueux de l’environnement permet de préserver le capital santé des habitants, de prendre soin des artisans (ou de vous-même) lors de la manipulation et de la pose de l’isolant, de moins subir le bruit extérieur et aussi de moins propager de bruit vers l’extérieur. Enfin, un isolant écologique a un impact environnemental moindre qu’un isolant « classique » dans sa fabrication.

 

Les différents isolants écologiques

Ne pensez pas qu’en vous orientant vers un isolant écologique vous limiterez votre choix : il en existe de nombreux, aux avantages particuliers. Voici un échantillon non exhaustif :

  • Le liège: issu de l’écorce du chêne liège, ce matériau imputrescible (qui ne pourrit pas) ne craint pas l’humidité, présente une insensibilité naturelle aux insectes, résiste à l’écrasement et présente une stabilité dans le temps, en plus d’être un excellent isolant phonique et thermique pour les sols, les murs et les plafonds. On le trouve sous forme de panneaux ou en vrac.
  • La ouate de cellulose: obtenue par recyclage de vieux papiers, elle est ensuite malaxée avec du sel de bore. Ce matériau est alors résistant au feu (puisque le sel de bore génère de la vapeur d’eau en brûlant) et aux rongeurs. Idéale été comme hiver pour un tarif abordable, elle est disponible en vrac (soufflée dans les combles ou les planchers) ou en panneaux (pour les cloisons).
  • Le bois: il est présent sous forme de fibre ou de laine. Les panneaux de fibre de bois sont d’excellents isolants thermiques et phoniques, rigides et résistants à la compression. On les utilise pour isoler les murs, les rampants, ou encore le sol. La laine de bois, souple ou semi-rigide, peut intégrer des cloisons ou isoler des toits en chevrons. Également réputée pour son isolation thermique et phonique, cette laine végétale présente un excellent bilan carbone. Toutefois, selon les fabricants, les produits ajoutés sont plus ou moins écologiques… Faites alors attention à ce que les adjuvants soient naturels, tels que l’amidon par exemple.
  • La laine de mouton: on l’utilise généralement pour isoler les combles ou les plafonds. La laine présente l’avantage de réguler l’humidité (les écailles permettent d’emprisonner l’air ou l’eau en fonction de la météo). Véritable barrage aux rongeurs, la laine de mouton résiste au feu jusqu’à 560°C. Disponible en vrac, en plaque ou en rouleau, cette isolation thermique est surtout préconisée pour les climats rigoureux.
  • Le chanvre: un bon pouvoir isolant été comme hiver pour ce matériau végétal pouvant être installé sous forme de rouleaux, de panneaux, en vrac, ou en briques. Il est facile à poser pour isoler les toitures, plafonds, cloisons ou sols. Capable aussi d’emprisonner et de restituer l’humidité quand nécessaire, il s’agit de l’isolant privilégié des écoconstructions depuis quelques années.

N’oubliez pas qu’une bonne isolation d’un logement passe aussi par des huisseries (portes et fenêtres) aux performances énergétiques élevées…

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